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Mardi 18 mars 2008

Ichigo Ichie

 

 

Je fixais la pleine lune. J’ignorais pourquoi elle me fascinait tant. Peut être était-ce pour son côté un peu mystique lié à des transformations au fil des siècles. Peut-être aussi espérais-je en subir une… Les gens me trouvaient bizarre… Etrange… Un peu à part… Même ceux qui me connaissaient n’en démordaient pas. Je ne voyait pas pourquoi. Le fait de ne pas être un mouton me donnait il le droit à un tel écart ? Le maladroit… Le caractériel… Le féministe… ou encore tout un tas de conneries que je ne pouvais plus me résoudre à supporter, mais encore contre lesquelles je n’objectais rien… peut être par bienséance, ou peut être par dépit. Avec ce que j’avais vécu, je me contentais de peu ; une parole gentille, une attention sans besoin de retour… A vrai dire, c’était léger et peu consistant, mais c’était mieux que d’être frappé ou humilié. J’en gardais bien assez de marques cachées.    

 

Les simples plaisirs de la vie, comme être allongé, là, dans l’herbe froide de la nuit, me comblait. Je fixais l’obscurité céleste, comme si je voulais qu’elle m’emmène loin de cette triste vie monotone, qui me rendait peu à peu aveugle au bonheur. Ne disait on pas qu’on avait qu’une seule vie ? La mienne m’échappait, comme l’eau dans les mains d’un enfant qui ne savait comment la retenir. Je me sentais tellement seul, comme si j’étais né pour vivre sans que personne ne s’attache vraiment à moi. Pourtant, j’avais quelqu’un mais il ne comblait pas ce vide intense. J’ignorais ce qui clochait vraiment. Peut-être son égoïsme grandissant, ou les exigences de dominateur prétentieux, se donnant un air impétueux dès que quelqu’un croisait mon chemin. Peut être cette manière de ne pas me laisser de répit en reproches, et d’être excessivement franc, à me blesser avec le sourire…

 

Je m’étais échappé de cet univers puant l’alcool et la fumée, leur laissant mon appartement. Ils s’étaient d’ailleurs bien gardés de prêter attention à ma sortie, trop absorbé par leur jeu irritable… Je voulais rester loin d’eux, et loin de tout ce qui me faisait mal. Cette herbe était tellement agréable au contact de ma peau. Le vent se levait. Une heure… deux heures… je me redressais un instant, le visage rêveur, une large mèche, me cachant l’œil droit, et fermais les yeux. Juste le frémissement des feuilles au dessus de ma tête. Pas d’autres bruits. Pourtant une forte odeur d’orage flottait dans l’air. J’aimais ce parfum, tout comme je me délectais de la pluie, et de son son berceur. La lune commença à me cacher lentement son visage. Les nuages s’approchaient. Je devais rentrer. Je soupirais en me levant.

 

Vêtu d’un jean noir délavé, et d’un long pull moulant bleu, dont le large col me tombait sur une épaule, je m’entourais de mes bras, les yeux pensifs, et remontais le talus ou je m’étais confortablement allongé.  Tout ceux que je fréquentais trouvaient ma vie exceptionnelle de part le fait que j’avais vécu un nombre incalculable de choses, mais ils devaient avoir un sacré problème visuel, parce que du haut de mon mètre soixante cinq, je ne voyais pas ce qu’elle avait de si grand que ça. Devais je l’échanger ? Pour que tous mes efforts eussent étés vains ? Hors de question. Mon obstination aurait bien raison de la vie.

 

Je sentis brusquement une goutte, puis deux, et le déluge s’abattit, bien entendu sur ma pomme ! Je levais les yeux au ciel, tout en marchant. Tant à être mouillé, autant l’être pour de bon, et que mon visage, crispé de contrariétés, en profite. Encore un bon kilomètre. Mais je commençais à avoir froid, avec toute cette eau … je frissonnais. J’allais tomber malade. Je n’étais pas sur qu’on s’occupe de moi, même si je l’étais méchamment… Mes cheveux tombaient sur mon visage, ils me collaient à la peau… Je crois que je ne ressemblais plus à rien. Je continuais de poser un pied devant l’autre, j’éternuais trois fois, et l’empressement que je mettais dans mes pas, m’envoya tout droit percuter quelqu’un de plein fouet. Le choc me fit perdre l’équilibre, mais une main de rattrapa solidement par le bras.

 

J’avais fermé les yeux, en prévision de ma chute, comme habitué à toujours tomber, et en rouvris un sur ma victime. Je restais scié, je me redressais, interdit, face à un jeune asiatique, brun aux cheveux mi longs, dont certaines mèches lui tombaient agréablement sur le visage.

 

-         Ca va aller ? Me demanda t’il avec une voix autant surprise qu’inquiète.

 

Heu … Est-ce que ça va aller ? J’en sais rien. Physiquement, je crois que oui, mais mentalement, je venais de me faire électrocuter les neurones. Ma mère m’avait toujours critiqué pour mon penchant envers les étrangers. Qu’est ce que ça pouvait lui faire après tout … Il me fixait des yeux emplit de douceur. Plus vieux que moi ? On dirais bien aussi. Je n’arrivais pas à décrocher mes yeux des siens, et quand je réussis, ce fut pour observer son allure. Un grand pull, un jeans, converses… Un étudiant ? La pluie continuait de tomber. J’avais vraiment froid à présent. Je baissais les yeux en m’entourant de mes bras, rougissant légèrement avec un pardon timide. Je me sentais toujours gêné en bousculant quelqu’un par inadvertance, qui plus est lorsqu’il s’agissait d’un beau jeune homme, au charme un peu déroutant. Dans ma gêne, je sursautais lorsqu’un éclair,  jaillit accompagné d’un tonnerre extrêmement puissant. Il était sur nous. Je fixais toujours le sol, et je sentais ce corps inconnu s’approcher lentement, jusqu’à ce que son parapluie me protège. En plus, j’avais remarqué que je ne reconnaissais pas les alentours. Je m’étais perdu… Bon ben, j’étais bon pour une pneumonie… Ce corps était seulement à dix centimètres de moi, et j’avais sa gorge à hauteur de mes yeux… Une gorge blanche, peut-être vierge, et plutôt excitante… HEIN !!! Ca va pas ! Pourquoi pensais-je à ça ? Ce jeune homme avait été adorablement protecteur avec moi, et je pensais à lui embrasser le cou ? Un peu de tenue tout de même ! Allons ! Oui, mais je ne pouvais pas m’en empêcher. Il était gentil et charmant, bien que je ne connaisse pas son nom. Je ne voulais pas le savoir, non … Je… L’anonymat m’excitait ce soir. Je sentis un doigt se poser sous mon menton et me relever le visage.

 

-         Tu as l’air d’être gelé, tu veux que je te raccompagne chez toi ?

 

Je fis une moue timide en rabaissant les yeux, m’échappant de son doigt.

 

-         Je ne sais même pas où je suis. Je crois qu’en rêvassant, je me suis perdu.

 

Je ne le vis pas, mais il sourit.

 

-         Ce n’est pas grand-chose, mais j’ai une grande chambre non loin d’ici. Si un parfait inconnu veut être au sec et se changer pour ne pas tomber malade, je peux te proposer l’hospitalité… en tout bien, tout honneur, ça va de soi…

 

Je relevais les yeux alors qu’il me proposait son bras. Après tout, qu’est ce que je risquais ? j’avais déjà vécu le pire, et ce type ne me semblait pas un danger potentiel. Je glissais ma main à l’intérieur de son coude et le suivit, callant mes mains dans les siennes. Le tonnerre grondait. Avoir un parapluie par un temps pareil n’était pas malin, mais nous finîmes par arriver. Il glissa la clef dans la serrure et poussa la porte du pied. Il faisait noir, et ça le resterait visiblement. La lumière avait sauté. Il échappa un « merde » délicat mais justifié, et ferma le parapluie. Il me le laissa en me disant, alors que je le voyais disparaître dans la nuit.

 

-         ­Reste là, attend…

 

Alors j’attendis. Je vis ensuite un briquet s’allumer, et un, deux, trois, quatre … flammes de bougies naître, redonnant petit à petit toute la chaleur à la pénombre froide de la pièce. Je me risquais un pas dedans, hanté par son visage penché sur la lumière tamisée des petits feux. Il se redressa… Ouf, un bon mètre quatre vingt ma foi… et se dirigea vers moi… pour refermer la porte avant de s’introduire dans une pièce voisine pour en ressortir avec de grandes serviettes éponge. Il me tendit le tout, et me dit en ôtant son grand pull.

 

-         Mets toi à l’aise. Fais comme chez toi. C’est pas grand mais y’a de la place pour deux ! Quand aux affaires de rechanges ce seront les miennes. Elles te seront peut être un peu grandes, mais ça t’évitera de tomber malade…

 

Pourquoi si prévoyant et gentil avec moi. Il ne me connaissait même pas ! Il m’ouvrait là, l’espace  de son seul univers sans se méfier. Moi, je savais que je n’étais pas mauvais, mais lui. Il sortit un pantalon et une chemise d’une grande armoire, et les posa à côté sur un grand lit deux places.

 

-         Je ne veux surtout pas te déranger… Ce n’est pas correct de ma part de m’introduire comme ça chez toi… Je suis désolé… 

 

Le jeune homme me sourit, et s’approcha de moi, avant de m’ôter une des serviettes des mains. Il me l’écrasa doucement sur la tête, et commença à frictionner mes cheveux trempés.

 

-         Arrête de dire des bêtises tu veux… Tu ne me déranges pas… Et puis je n’allais pas te laisser dehors pour voir ton nom dans la rubrique nécrologique demain, même si je ne connais pas ton nom et que je n’achète pas le journal.

 

Je relevais les yeux, et lui sourit timidement. Mon nom. Si je lui disais, tout cet instant perdrait un peu de son tintement de mystère. Il venait de le tourner le dos, pour ôter ses chaussures des  ses pieds, qu’il envoya d’un coup avec nonchalance vers le fond de la pièce. Je commençais à me sécher les yeux, et comme à chaque fois que je le faisais, je finissais sec avec mes mèches de cheveux ébouriffées. Je délaissais mes chaussures, et les retirais en même temps que mes socquettes. La lumière des bougies donnait une ambiance tellement romantique. Pourquoi est ce que mon estomac me gênait ? Je me sentais bizarre. Ce garçon me faisait… Ah ! Je relevais les yeux et le vis ôter son tee-shirt. Torse nu. Il venait de se mettre torse nu ! Il était pieds nus et … oh malheur… ne regarde pas… Garde tes yeux dans ta poche… Il alluma d’autres bougies, ce qui donna à la pièce un air joliment éclairé.

 

-         Euh… Tu peux te retourner … S’il te plait…, demandais je un peu confus.

 

Il sourit et s’exécuta, s’occupant à autre chose… Je glissais une de mes mains sous mon pull, et l’ôtais difficilement. Il collait à ma peau. Je le jetais finalement sur mes chaussures et commençais à me sécher délicatement le ventre, les épaules et la gorge. Une fois pratiquement sec, j’attrapais lentement la belle chemise à manches longues, et la passais avec douceur. Je sentis le tissu délicat frotter délicatement la courbure de mes reins, et j’ôtais mon jeans, qui commençait à m’irriter la peau. Je finis assis sur le lit, en tailleur, vêtu de cet accoutrement trop grand, mes manches tombant maladroitement sur mes mains, quand même vêtu d’un boxer, noir, dont les côté étaient serrés par deux fins lacets de satin violet. On aurait dit un petit garçon, essayant de se dépatouiller avec le vêtement de son grand frère. J’avais les jambes à l’air, mais après tout, j’avais toujours cru que tout le monde avait déjà vu des jambes de garçons, même si mes jambes à moi, par leurs pâleurs et leur finesse, ressemblaient à ceux d’une fille.

 

Je me séchais doucement les pieds, et le vit se retourner.

 

-         Alors tu as… Fini…

 

Il reste là, immobile, à me fixer. Je me plongeai dans son regard et rougit. Je baissais les yeux, essayant de contrôler les battements de mon cœur. Doucement. Il s’approcha alors que je voulais me persuader du contraire, et se mit à genoux devant moi, au pied du lit. Il ôta ma main de ma cheville et me demanda d’un air perplexe.

 

-         Tu t’es fait mal… fais voir…

 

En effet, je m’étais égratigné la cheville. Mes chaussures étaient neuves, il me fallait donc le temps de les faire. Je lui souris, embêté, et bloquait à nouveau, sur ses yeux, ses mains bouillantes sur ma cheville froide. C’était impossible de… Il mit sa main sur ma joue et constata perplexe :

 

-         T’es complètement glacé …

 

Je… Je ne pouvais pas résister. Il était tellement beau, bienveillant et ses yeux… Mon dieu… Je me penchais légèrement sur mes jambes croisées, et tombais sur ses lèvres brûlantes… les siennes… Je l’embrassais… Je sentais mes muscles tressaillirent de plaisir. Je me décollais le souffle tremblant, n’ouvrant même pas les yeux, et sentis sa main me tirait vers lui, pour nous coller de nouveau l’un à l’autre.

 

Sa bouche était si douce, si … Je ne voulais pas décrocher de lui. Je jetais la serviette sur le côté du lit et passai mon bras autour de son cou, l’autre main se posant avec contraste sur sa gorge. Je sentis ses mains vibrer sur ma cheville et mon visage. Etait ce la première fois qu’il embrassait un garçon ? Cela rendait inconsciemment les choses plus excitantes encore. Je repris alors mes esprits, bien que mes hormones restaient en ébullition, et je me détachais légèrement de lui, timidement honteux de cet acte provocateur.

 

-         ­Pardon, je … je suis désolé…

 

Il me regarda un instant, le visage incompréhensif. Je me mordis la lèvre, tendant mes bras entre mes jambes croisées, comme une gamine gênée… en lui lançant un regard plein de supplication.

 

Il sourit tendrement, et avec un « chut » presque autoritaire et désirable, il se releva légèrement et m’embrassa de nouveau, avec ardeur, en posant ses mains de chaque côtés de mes hanches, sur le lit, m’obligeant à tendre le cou vers le haut. Je fus surpris d’une telle tentative, mais me laissais faire, comme inconsciemment, attiré par ce bel individu. Je sentis ma main trembler, alors qu’il s’avançait lentement au dessus de moi, m’obligeant peu à peu à m’allonger. Mais qu’est ce que j’étais en train de faire ? Je ne savais pas qui il était… Pourtant il m’inspirait confiance. La chemise tomba sur mon épaule droite, dévoilant le haut de mon torse. Je rougissais à la fois du baiser et de l’effet indécemment érotique qu’il générait en moi. J’avais l’impression d’être impuissant, d’être à sa merci, ou peut-être avais je envie de l’être. Envie de m’abandonner dans les bras de cet inconnu, qui semblait aussi troublé que moi, comme si nous ne pouvions pas nous retenir, même si notre conscience nous demandait de rester sage… Mon souffle vibrait sensuellement, et je me sentais comme transporté ailleurs, là ou tout était permis.

 

Je me trouvais allongé de tout mon long sur ce lit immense, avec un parfait inconnu, à la peau mat, aux yeux terriblement séduisants, tout autant que son corps, dont je sentais la chaleur avant même qu’il ne me touche. Mes jambes froides à l’air, se séparèrent lentement pour laisser passer sa cuisse, et son ventre se posa sur le mien, son torse légèrement appuyé sur le mien. Mes mains se perdaient dans ces manches blanches, et je finis par les poser sur son torse imberbe bouillant. Mon dieu, ce type était d’un sexy déroutant, et même difficilement contrôlable. Plusieurs longues minutes s’écoulèrent avant que je n’ose faire avancer les choses. Je me séparais de lui un court instant, et commençais a passer lentement mes lèvres sur les siennes, puis ma langue, le testant, le tentant, mes mains s’égarant sur son torse, puis sur son dos.

 

Je lui mordis légèrement la lèvre inférieure, et me retirais en lui laissant un petit regard doux et provocateur, espérant qu’il lance les hostilités sensuelles. Je semblais plus entreprenant que lui. Timidité, ou manque d’expérience… ? Je lui pris le visage, son menton entre mon pouce et mon index, le repoussant légèrement vers l’arrière, du bout du doigt sur son torse. Pas un mot. Juste le son du vent dehors, du tonnerre et de nos souffles égarés. J’inversais les rôles. Je le fis permuter en arrière, le laissant se retenir sur ses coudes. Il était à présent à l’envers sur le lit… Il me fixai. Je me penchais vers lui, plaçant l’une de mes jambes entre les siennes, dévoilant un peu mon torse pâle, par-dessus l’échancrure de col, mal boutonné de ma chemise. Je vis ses yeux plonger, et je lui relevais le visage pour glisser lentement et délicatement ma langue sur la sienne, commençant à jouer sensuellement avec ; sa chaleur me traversait le cœur et le corps, et ce corps si atypique commençait à réveiller ma libido, et je commençais à me sentir hors de connexion de toute raison, qui aurait été logique d’écouter. Je glissais ma langue baladeuse et réchauffée sur sa gorge que je tenais de l’autre main, comme si j’avais envie de le posséder. Ma cuise se déplaçait sur le côté de ses reins, frôlant adroitement son entrejambe. Je crois que je l’excitais… Du moins son corps s’excitait seul mais vu son engouement corporel, son esprit devait suivre. Du moins je l’espérais. Moi, en tout cas, j’étais déjà conquis. Je lui mordis sensiblement le lobe de l’oreille, puis le cou, frôlant de la langue sa pomme d’Adam. Il brûlait sur mes doigts. Sa peau dégageait une odeur qui ne cessait d’augmenter mon excitation. J’essayais de me retenir. Je m’allongeais sur lui, l’obligeant à faire céder ses coudes, commençant à descendre avec avidité, ma langue sur le haut de son corps nu. A cheval sur lui, j’embrassais l’un de ses tétons traduisant son excitation autant que la mienne. Ma respiration se faisait courte, et je l’entendais légèrement gémir. Il se laissait faire. Il semblait aimer, alors je ne devais pas m’arrêter. Mes doigts s’égarèrent sur son entrejambe, pour y imposer une légère pression, qui le transi, tandis que je continuais à descendre… plus bas… encore plus bas… passant sur la courbe de ses abdos… Je sentis ses mains chaudes de plaisir se poser sur mes cuisses encore froides, et remonter sur mes fesses pour les caresser avec douceur, même si j’en sentais la puissance… J’avais envie qu’il soit fougueux… Qu’il me domine raisonnablement… Je sentis les boutons de ma chemise sauter un à un, et des doigts habiles et ardents passer de mes fesses, à ma taille fine, puis à mon torse. Il venait de s’asseoir, et me tenant contre lui, il entrouvrît les yeux et m’embrassa langoureusement le cou, lui la gorge laissant traîner sa main délicate jusqu'à l’un de mes tétons, qu’il caressa légèrement, me faisant expirer fortement, mes yeux se fermant de plaisir. Sa langue glissa jusqu’à celui-ci, qu’il lécha délicatement, me serrant cambré, contre lui. Ma chemise glissa légèrement et rapidement le long de mes bras, et mes doigts se faufiler dans ses cheveux bruns, se refermant légèrement sur le dessus. Je ne devais pas tirer. Je ne devais pas tirer. Je lui griffais l’épaule inconsciemment, et me laissais gémir avec une touche de féminité, les lèvres entrouvertes. Je n’en pouvais plus. Je le rallongeais presque de force, retombant sur mes bras tendus, le regard brûlant de plaisir, et me penchais pour lui lécher le ventre descendant avidement vers sa virilité, qui semblait vouloir qu’on s’occupe d’elle. Je le déboutonnais, et d’un geste adroit, alors qu’il se soulevait, je lui baissais ses vêtements, pour finir par les chasser du pied. Lorsque l’on a acquis une expérience et une souplesse suffisante, on apprend à se servir de tout son corps. Je me penchais de nouveau saisissant son membre dur et désirable entre mes mains, et commençais à le lécher doucement, avant de l’avaler sensuellement, en espérant qu’il perde tous ses moyens. Il gémit, et je vis ses mains s’agripper au drap du lit, mais il restait sur ses coudes à me regarder. Peut être était ce plus excitant, je n’en savais rien, mais moi, j’étais ailleurs.

 

Brusquement, en une longue seconde ou je ne maîtrisais rien, il prit le dessus, je tombais à la renverse, supportant tout le poids de mon corps et du sien. Je le sentis descendre, avide de câlin, fougueux comme à mon désir, et je m’abandonnais. Tout alla très vite. Je sentis sa langue ravager à nouveau mon cou, alors que ses doigts commençaient à venir me caresser l’entrejambe, avec ardeur et érotisme… Mon dieu, il me faisait chavirer. Je saisis sa main aventureuse dans la mienne, et le poussait, jusqu’a ce qu’il concède à commencer des va et viens tendre et fougueux. Ma main se serra sur sa peau, tandis que je me tordais de plaisir. Après un quart d’heure de délice, ou nous nous caressions mutuellement, me préparant à ce qui allait se passer, je remontais délicatement ma cuisse sur son flanc, et dirigeant sa virilité vers l’entrée de mon Eden contractée d’envie. Une fois sur place, je serrais ma jambe autour de lui, l’embrassant toujours tendrement, et le sentit pénétrer lentement à l’intérieur de mon corps. A cet instant, autant l’un que l’autre, nous séparâmes pour gémir, lui se serrant sauvagement contre moi.

 

Mon dieu, qu’il était bon… De sentir un tel corps au dessus de moi… J’avais envie d’aller jusqu’au bout avec lui… D’atteindre l’orgasme… et de lui donner encore et encore envie de moi…

Il était tendre… Très tendre… J’aimais ce qu’il me fait. Ce que nous faisions. J’aimais ces coups de reins légèrement retenus puis un peu plus secs. J’aimais me laisser aller, nous entendre gémir à l’unisson, alors que nos corps se frottaient l’un contre l’autre… Ses mouvements s’accélèrent, et je sentis que j’allais bientôt venir. Sa main, qui tantôt timide, n’osait rien faire, se frayait à présent un chemin jusqu'à mon sexe et entama un va et viens en rythme. Je sentais mon corps trembler, ma tête partir vers l’arrière, et mon corps s’arqua seul, s’accordant avec celui de mon amant.

Je criais, lui gémissait. Sa langue me caressa le cou, ses bras m’emprisonnaient la taille. Ses gémissements s’étouffèrent, et les miens s’amplifiaient. Il jouit en moi tandis que sa main accélérait pour que je le rejoigne. Mon corps se cambra, mes yeux se fermèrent seuls, épris par le plaisir qu’il m’offrait, des vagues de plaisir m’envahirent, tandis que je laissais l’orgasme m’emporter… M’emporter loin dans les bras du jeune inconnu dont j’étais à présent épris

 

Nous nous écrasions l’un contre l’autre… Tendrement, il m’attrapa la taille, et nous nous collions alors sauvagement l’un à l’autre, échangeant baisers et caresses tendres, comme si nous nous étions toujours connus, comme si nous étions fait l’un pour l’autre…

 

 

 

par Sora-chan - publié dans : Ichigo Ichie - One Shot
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